Coccinelle Enfance Libre

À propos

ENFANCE LIBRE LANAUDIÈRE

Notre mission

Enfance Libre Lanaudière a pour mission de contrer l’agression sexuelle et toute forme de violence envers les enfants. Nous sommes un organisme communautaire autonome sans but lucratif et à mandat régional.

Nous portons au cŒur même de notre action la défense et la promotion des droits des enfants:

Nous basons notre approche sur des valeurs incontournables pour le développement harmonieux des enfants, soient: les rapports égalitaires, la confiance au potentiel des enfants, la solidarité et la justice sociale.

Nos objectifs

Promouvoir et défendre les droits des enfants.
Prévenir et dépister les agressions sexuelles commises envers les enfants.
Briser le silence entourant la violence envers les enfants.
Sensibiliser les adultes à leur fonction de protection des enfants.
Offrir aux enfants qui en ont besoin la possibilité d’obtenir de l’aide.
Fournir à tous des outils concrets afin de contrer les situations de violence.
Habiliter les adultes à reconnaître les différentes formes de violence.
Encourager les adultes à poursuivre la prévention au quotidien.
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Notre histoire

Enfance Libre Lanaudière est issu du milieu, en réponse aux besoins d’une communauté qui se mobilise face à l’augmentation de situations d’agression sexuelle, d’abus et de négligence envers les enfants.

La naissance d’enfance libre Lanaudière

1999

Cible famille Brandon, par le biais du comité Défi Enfant constitué de nombreux partenaires, élabore une démarche d’action communautaire pour sensibiliser le milieu à la protection des enfants.

2000

L’organisme est incorporé sous le nom d’Espace Lanaudière.

2001

Nous quittons le Regroupement des Organismes Espace du Québec et devenons Enfance Libre Lanaudière.

Dès le début de son implantation, l’organisme reçoit un accueil favorable de l’ensemble de ses partenaires. Nos actions de sensibilisation ont atteint parfois plus de 2 000 enfants chaque année et nous mettons tout en œuvre pour rejoindre le plus grand nombre d’adultes. Au fil des années, nous comptons plusieurs réalisations, entre autres, des pièces de théâtre d’intervention, des journées régionales en abus et négligence, divers ateliers thématiques, plusieurs formations sur mesure et divers outils de prévention.

Fidèles à notre approche de concertation et d’action communautaire, nous demeurons en lien avec nos partenaires, sensibles aux besoins de notre région et aux changements sociaux qui modifient le portrait de la violence envers les enfants. Au fil du temps, nous avons pris notre place dans Lanaudière et notre expertise est reconnue.

Racines et ailes

Des racines pour être fort et forte comme un arbre

Nous souhaitons que chaque enfant soit traité avec justice afin que chacun puisse se développer harmonieusement, être heureux et réussir pleinement sa vie. C’est pourquoi, il est important d’être bien informé sur les droits fondamentaux. Ils sont conçus pour tous les êtres humains, adultes, enfants, filles et garçons. Chaque enfant a le droit à la SÉCURITÉ et à la LIBERTÉ.

Voici les droits fondament aux les plus importants que les enfants doivent connaître:

  • Le droit à la nourriture, aux vêtements, un toit et soins dont ils ont besoin.
  • Le droit de jouer et se reposer. 
  • Le droit à une éducation de qualité.
  • Le droit de savoir ce qui est important pour leur bien-être.
  • Le droit de partager ce qu’ils pensent avec les autres et d’être écoutés.

La SÉCURITÉ, c’est lorsque l’enfant sait et ressent que tout est correct et que rien de mal ne peut lui arriver. L’enfant a le droit de se sentir en sécurité partout et en tout temps que ce soit à la maison, à l’école, à la garderie, etc.

La LIBERTÉ comporte plusieurs aspects:

  • Le droit d’être qui il est avec ses forces et ses différences.
  • Le droit de s’exprimer et de faire des choix en fonction de son âge, de ses intérêts et de son niveau de développement.
  • Le droit de vivre sans violence: personne n’a le droit de lui faire du mal, personne n’a le droit de l’obliger à des touchers qu’il ne veut pas.

 

Les enfants ont le droit de vivre pleinement leur enfance, d’apprendre, de s’amuser, de grandir en sécurité… partout et avec tout le monde!

L’ARBRE que vous voyez représente notre approche.

Un arbre bien enraciné va pousser droit fort et solide. Il va aussi être capable de faire face aux intempéries de la nature. Cette symbolique représente ce que l’on veut pour les enfants, c’est-à-dire qu’ils soient enracinés, qu’ils aient confiance en eux et ainsi qu’ils soient capables de faire face aux tempêtes dans leur vie. Le rôle des adultes est d’agir comme un tuteur que l’on plante au pied de l’arbre. On veut leur donner à la fois des RACINES et des AILES pour qu’ils puissent grandir, s’épanouir, s’élever le plus haut possible.

Des ailes pour s’élever toujours plus haut

Lorsqu’un enfant perd sa sécurité et sa liberté, notre attitude peut lui donner des ailes dans cette situation difficile. Ces AILES vont lui permettre de grandir et s’épanouir.

La prévention, c’est dire NON à la violence dans les petits gestes de tous les jours! 

Voici 6 attitudes à privilégier dans nos interactions avec les enfants.

JE T’ÉCOUTE : Je suis attentif, je te laisse le temps pour t’exprimer, j’entends ce que tu me dis. En écoutant l’enfant, je vais pouvoir valider et normaliser ses émotions. J’observe ses réactions, je lui envoie le message que je suis intéressé par ce qu’il me dit. Je suis disponible, j’arrête tout ce que je fais, lorsque c’est possible. Je lui envoie le message qu’il est ma priorité, que j’ai du temps pour lui.

JE SUIS LÀ POUR TOI : Être là pour l’enfant quand il en a besoin, dans ses joies comme dans ses moments difficiles, dans les petits et plus grands problèmes.

JE TE CROIS : Dévoiler une situation de violence, c’est une étape qui demande beaucoup de courage. L’enfant peut avoir peur de ne pas être cru, penser qu’on lui dira que c’est de sa faute. Ça peut être difficile pour lui de s’exprimer clairement ou de mettre des mots sur la situation. Quand on le croit, on lui enlève son sentiment de culpabilité, on lui ouvre la porte pour qu’il puisse faire son premier pas vers la guérison.

JE T’INFORME : Donner à l’enfant des stratégies et des informations justes et adaptées à son niveau de développement. Si je ne connais pas la réponse, je peux lui dire simplement que je ne sais pas et que je vais m’informer.


JE RESPECTE TON RYTHME :
Prendre le temps de le consulter et de l’informer. Ne pas le bousculer, ne pas le bombarder de questions. On peut facilement tomber dans le piège de surprotéger l’enfant et d’agir trop rapidement. À nous de prendre ce que l’enfant est prêt à nous dire et d’accepter qu’il ne dira pas tout du premier coup.


JE PRÉSERVE SON POUVOIR :
S’intéresser aux solutions de l’enfant, demander ce qu’il a déjà essayé et lui expliquer ce qui peut arriver. Suite à une situation de violence, l’enfant a perdu du pouvoir sur sa vie et sur ses décisions, en le faisant participer à la recherche de
solutions, il reprend son pouvoir personnel.

Des stratégies pour rester bien enraciné

Pour aider l’enfant à reconnaître une situation où il perd sa sécurité et sa liberté, nous pouvons aider l’enfant à identifier ce qui se passe dans sa TÊTE, dans son CŒUR et dans son CORPS pour que petit à petit, il soit capable de reconnaitre ses signaux d’alarme.

Lorsque que tout va bien dans sa tête, dans son cœur et dans son corps, c’est un signe qu’il est en sécurité. S’il ne se sent pas bien ou à un doute à au moins un des ces 3 endroits, il doit s’écouter et utiliser ses STRATÉGIES D’AUTOPROTECTION.

Parfois, cela peut arriver que l’enfant perd sa liberté et sa sécurité pour différentes raisons. Donc, c’est important dès le plus jeune âge de savoir quoi faire si cela arrive. Fort et solide comme un arbre, l’enfant peut utiliser différentes STRATÉGIES D’AUTOPROTECTION.

Le droit de dire NON: Votre enfant doit savoir qu’il peut dire non lorsqu’il ne se sent pas en sécurité. Il a le droit de dire NON, même à un adulte. Trop d’enfants croient encore que les adultes ont tous les droits sur eux.

En situation de danger:  Votre enfant doit aussi savoir que s’il ne se sent pas en sécurité, il peut crier et se défendre physiquement et s’enfuir. Des cris forts et répétés peuvent surprendre l’agresseur et le faire fuir. 

L’importance de l’amitié: À deux ou à plusieurs, avec l’aide d’un ami, on se sent plus fort et il est beaucoup plus facile de trouver des solutions, de dénoncer une situation et de se défendre si nécessaire.

Les adultes de confiance: Votre enfant devrait être en mesure d’identifier des adultes de son entourage avec qui il se sent bien et en sécurité et qui pourraient l’aider à surmonter une situation difficile.

Encouragez vos enfants à identifier au moins trois ADULTES DE CONFIANCE dans les différents milieux de vie qu’il fréquente tel que; la maison, l’école, la garderie, les centres sportifs ou la famille élargie. 

Parlons des types de violence et des facteurs de vulnérabilité

La violence n'est pas toujours facile à détecter et elle peut prendre différentes formes...

La violence physique est la forme la plus apparente parce qu’elle provoque souvent des blessures corporelles, des ecchymoses inexpliquées, des traces de coup et parfois même des fractures. Il peut arriver que les blessures ne soient pas visibles et que l’enfant exprime sa souffrance autrement. Une situation de violence qu’elle soit unique ou répétitive est inacceptable. 

Elle est utilisée pour intimider, humilier ou contrôler un enfant. Elle se retrouve dans toutes les formes de relations interpersonnelles et dans des relations d’autorité entre les adultes et les enfants.

Elle peut être difficile à reconnaître, car elle est souvent banalisée et ignorée. Cette forme de violence peut également être annonciatrice de violence physique.

Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, avec les enfants, par une manipulation affective ou par du chantage. Il s’agit d’un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, en utilisant la force, la contrainte ou les menaces. 

Quand une dynamique de violence conjugale est présente dans une famille, les enfants exposés sont directement affectés par la situation. En plus des répercussions sur le sentiment de sécurité et les rapports de pouvoirs familiaux, la violence conjugale a de nombreux autres effets sur les enfants. 

Les enfants exposés à la violence conjugale sont souvent en état de stress post-traumatique, mais risquent de recevoir d’autres étiquettes ou diagnostics qui ne tiennent pas compte de l’exposition à la violence : enfant difficile, demandant, opposant, hyperactif, délinquant, etc.

Répercussions sur l’enfant de l’exposition à la violence conjugale :

  • Peur pour la vie d’un parent ou pour leur propre vie
  • Se sentir responsable de protéger la victime ou penser qu’ils ont provoqué la violence
  • Peur pour eux-mêmes, pour la victime et pour l’intégrité familiale
  • Risque accru de problèmes de santé liés aux stress
  • Problème de comportements à l’école, difficultés scolaires et/ou sociales
  • Difficulté à bâtir une estime ou une confiance en soi saine
  • Etc.

Elle est beaucoup plus subtile. Elle vise surtout à contrôler l’enfant en le dépréciant par des mots blessants, des attitudes déplaisantes, des menaces et/ou du sarcasme. Le respect est totalement absent. 

Comme cette violence est beaucoup moins apparente, il n’est pas rare qu’un enfant en soit victime longtemps sans qu’aucune intervention ne soit faite, cela est particulièrement vrai dans les cas d’intimidation.

Négliger les besoins fondamentaux de l’enfant, c’est une absence de soins ou d’attention sur tous les plans (physique, santé, éducatif ou affectif). Il est de plus en plus reconnu que la négligence a de lourdes conséquences sur le développement et qu’elle laisse des séquelles importantes chez l’enfant.

De plus, il arrive fréquemment que nous ne puissions pas dépister la négligence affective, certains enfants vivent du rejet ou un manque d’amour et cette violence est presque toujours exercée par le premier responsable de l’enfant, soit cette même personne qui devrait l’aimer et en prendre soin. Bien des enfants qui en sont victimes sont trop jeunes pour en parler, d’autant plus que ces enfants grandissent en pensant que cela est la vie « normale ».

Les enfants partagent, comme groupe, certaines particularités qui les rendent plus vulnérables à l’abus de pouvoir.

Leur statut social et la difficulté de certains adultes à les considérer comme des personnes à part entière ne contribuent pas à assurer leur sécurité et leur plein développement.

La dépendance aux adultes :

  • J’ai besoin de soins
  • J’ai besoin d’amour
  • J’ai besoin de manger
  • J’ai besoin de vêtements
  • J’ai besoin d’un toit

Le silence :

  • Je suis manipulé(e)
  • Je suis forcé(e) de garder le secret
  • Je sais que personne ne me croira
  • J’ai peur
  • Je vais aller en famille d’accueil

L’isolement :

  • Est-ce que mes amis de classe peuvent m’aider?
  • On passe beaucoup de temps ensemble, mais sont-ils capables de me soutenir?
  • Qui dans ma communauté peut me soutenir?

 

Le manque d’information :

  • Pourquoi mes parents ne répondent pas à mes questions?
  • C’est quoi la violence et l’agression sexuelle?
  • C’est quoi mes droits?
  • À qui je peux parler?
  • J’ai peur si un inconnu vient me parler… Que dois-je faire?

 

En reconnaissant les facteurs de vulnérabilité face à la violence, nous serons en mesure de leur proposer des stratégies pour demeurer en sécurité ou pour se sortir d’une situation de violence.

L’autorité

L’autorité donne un cadre à l’enfant, celui-ci est amené à comprendre qu’il y a des règles et des limites à respecter. L’enfant peut vivre des frustrations mais l’adulte est présent, à l’écoute et accueille les émotions de l’enfant. C’est amener l’enfant vers le haut tout en préservant son pouvoir.

Lorsque tu m’éduques avec bienveillance, je renforce ma confiance en moi. – Dorothy Law Nolte
VERSUS

L’abus de pouvoir 

Outrepasser les droits des enfants. Mes paroles et mes gestes ont pour effet de diminuer, de rabaisser, d’écraser et d’insulter l’autre.

Lorsque tu abuses de ton pouvoir envers moi, je ne cesse pas de t’aimer, je cesse de m’aimer! – Dorothy Law Nolte

  • Porter un message commun de « tolérance 0 » quant à la violence. Écouter, croire et soutenir les enfants.
  • Être des modèles pour les enfants qui nous entourent.
  • Partager des valeurs d’entraide et de non-violence, les transmettre et les vivre au quotidien dans nos attitudes et nos comportements.
  • Informer les enfants de leur droit de grandir en sécurité et en liberté, les aider à s’affirmer et à reconnaître différentes situations de violence.
  • Avoir le réflexe d’aller chercher de l’aide extérieure lorsqu’on vit une situation difficile en tant qu’adulte.

Merci à nos partenaires!